Retour sur la fête de la liberté de Berlin

Vingt ans sont déjà passés depuis la chute du Mur de Berlin. C’est entre la flamme du souvenir et l’espoir de l’avenir, que l’Allemagne a célébré, lundi 9 novembre, cette date anniversaire.

Dans la capitale allemande,ni le froid glacial, ni la pluie, n’ont pu éteindre l’étincelle de la joie populaire. Unis au nom de la liberté et de la paix, de nombreux dirigeants internationaux s’étaient joints à la chancelière Angela Merkel pour commémorer l’effondrement du «Mur».

Les cérémonies officielles ont commencé au milieu de l’après-midi, quand Mme Merkel a franchi le pont de la Bornholmer Strasse (ancien point de passage entre l’Est et l’Ouest), accompagnée de Mikhaïl Gorbatchev et Lech Walesa. La soirée de fête s’est tenue devant la Porte de Brandebourg. Elle s’est ouverte par un concert  de l’orchestre du Staatsoper Berlin sous la direction de l’Israelo-Argentin Daniel Barenboïm.

Une fois les discours officiels terminés, l’ex-dirigeant polonais Lech Walesa a ravivé les esprits en basculant le premier d’un millier de dominos en polystyrène, décorés spécialement pour l’occasion par des artistes internationaux. Leur chute en cascade symbolisant la fin d’une ère: celle de la guerre froide et du communisme. La soirée s’est conclue par un concert du chanteur Bon Jovi.

La paix au sommet de ce grand rendez-vous

« La liberté n’advient pas d’elle-même(…)elle doit être conquise et défendue »; voici comment la chancelière allemande a résumé 20 ans d’histoire de son pays, depuis le 9 novembre 1989. De son côté, Nicolas sarkozy a estimé que « la chute du mur de Berlin sonne aujourd’hui comme un appel pour nous tous à abattre les murs qui, à travers le monde, divisent encore des villes, des territoires, des peuples ».  »wir sind  Brüder, wir sind Berliner » (« nous sommes frères, nous sommes allemands »),  a-t-il conclu. Son homologue russe, Dmitri Medvedev, a plaidé pour un « monde nouveau et meilleur » en serrant  »les coudes contre le terrorisme », et en surmontant  »ensemble la crise qui nous touche ». Hillary Clinton a décrit l’effondrement du Mur comme « un matin nouveau qui a éclos dans les ténèbres de l’histoire ». Le premier ministre britannique, Gordon Brown, a lui, appelé à « la fin de la prolifération nucléaire, de la pauvreté extrême et de la catastrophe climatique ».

Les discours des chefs d’Etats et de gouvernements posent un nouveau regard sur cette date symbolique, et plaident pour le retour de la paix dans le monde. Et comme le disait le journaliste québécois, René Lévesque: ‘’si l’histoire passée est fixée à jamais, l’histoire à venir est toujours à faire ».

L’Europe au rendez-vous, 20 ans après la chute du Mur

Les capitales européennes ont respiré un vent de liberté, lundi 9 novembre, à l’occasion du 20ème anniversaire de l’écroulement du « Mur de la Honte ». Un évènement historique marqué par une multitude de cérémonies.

A Paris, un spectacle, fêtant cette date anniversaire, a eu lieu sur
la place de la Concorde, en présence du Premier ministre français, François Fillon. Vingt-sept violoncellistes européens ont joué sur des stèles symbolisant des fragments du Mur.

A Londres, le Goethe-Institut a organisé une exposition de photographies de Norbert Enker, accompagnée d’une projection vidéo, diffusant des archives de télévisions qui datent de 1989.

A Rome, une installation multimédia, accompagnée d’une projection de films, était prévue sur l’escalier de la Trinité des Monts, en plein centre ville.

A Varsovie, un « Mur de Berlin » a été peint, et ensuite détruit, par des étudiants, à l’initiative de la fondation pro-européenne Robert Schuman.

Malek Srioui

Laisser un commentaire