
L’Image de la semaine :
Un an après avoir déclaré son indépendance, le Kosovo possède un drapeau, un hymne et des services de renseignement mais « il y a toujours des tensions et le risque d’explosions de violence existe encore », souligne Peter Balmer, directeur des Balkans pour l’International Crisis Group.
Si le pays commence à se doter d’institutions qu’il espère solides, malgré le contexte international, il doit toujours composer avec des rapports tendus avec son voisin serbe et ses alliés russes. L’indépendance, déclarée unilatéralement le 17 février 2008, a été reconnue par une cinquantaine de pays dont 22 des 27 membres de l’Union Européenne. L’évènement avait alors fait apparaître des désaccords entre les pays membres. Si une grande majorité a reconnu le nouvel Etat, certaines voix se sont élevées pour dénoncer un péril. L’Espagne s’érigeant comme le leader de la protestation. Le pays est toujours en proie aux velléités et aux violences les plus intolérables de l’ETA. La Russie de Dmitri Medvedev et Vladimir Poutine n’a cessé de mettre en garde contre une opération dangereuse pour les rapports internationaux, faisant allusion à des Etats tels que la Géorgie ( ayant connu un conflit avec la Fédération quelques mois plus tard)
Le Kosovo n’a, par ailleurs, pas réglé l’épineux problème de la cohabitation de deux communautés kosovares. Les albanophones, au nombre de 2 millions, font face aux enclaves de 120 000 personnes d’origine serbe. 50 000 vivent au nord de l’ancienne province, sont soutenus politiquement, administrativement par Belgrade. 70 000 autres sont installés au coeur des régions albanophones. Malgré le fait que les violences, l’exode et le massacre des populations serbes du Kosovo n’ait pas eu lieu en cette première année d’indépendance, les deux camps restent opposés.
Les Nations Unies ont récemment accepté d’examiner une requête émanant de Belgrade concernant la validité de la sécession kosovare. Le Tribunal de La Haye devrait prendre deux ans pour statuer sur ce cas. Mais la perspective de voir annuler un processus déjà engagé et qui ne saurait ralentir dans les prochains mois parait risqué.
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Si je ne m’abuse, l’indépendance du Kosovo n’est toujours pas reconnue internationalement. Je crois qu’il faut une certaine majorité à l’ONU, mais est-ce en Assemblée Générale ou au Conseil de Sécurité? Et quelle majorité ?
Je gage qu’en tout état de cause la Russie opposerait son veto. A moins qu’elle ne cherche un deal avec l’Ossétie du sud et l’Abkhazie, jusque là reconnues que par le Vénézuéla et … la Russie?
En reconnaissant l’indépendance du Kosovo avant le terme des négociations, certains pays, notamment de l’UE, ont ouvert une boite de Pandore que l’on est sans doute pas prêt de refermer.