Engluée dans une crise financière profonde, la Fédération de Russie voit une bonne partie de ses actifs diminuer avec la chute des cours du pétrole. Le Premier ministre de Dmitri Medvedev, Vladimir Poutine, évoque son souhait de voir le pays jouer un rôle actif sur le marché mondial des énergies afin de sécuriser les gains russes.
“La Russie, étant un des plus grands exportateurs et producteurs de pétrole et de produits pétroliers, ne peut pas rester à l’écart de la formation des prix de cette ressource naturelle et nous devons élaborer toute une série de mesures qui nous permettront d’agir activement sur la conjoncture du marché”, a déclaré M. Poutine. Premier producteur de gaz naturel, second sur les exportations de pétrole derrière l’Arabie Saoudite, la Fédération de Russie avait vu ses finances bénéficier de la hausse historique des prix du brut de la période post 11 septembre 2001. S’en suivit une croissance en forte hausse (voguant entre 7,3 et 6,7% entre 2002 et 2006), des injections massives de capitaux dans les réserves de la Banque centrale (devant, si besoin est, garantir le bon fonctionnement de l’état et de l’économie en cas de crise). Influencé par la vitalité du marché énergétique, le commerce extérieur a lui aussi connu une forte augmentation passant de 135 929 milliards à 303 926 milliards de dollars entre 2003 et 2006.
Plus vaste pays du monde avec ses 17 millions de KM2, la Russie connait un développement urbain tout à fait désuni et déséquilibré. Une frontière axée sur l’Oural marque en effet la limite des aménagements du pays. Les deux métropoles fédérales (Moscou et St Pétersbourg) sont situées au nord ouest tout comme les principales villes industrielles et les pôles économiques. L’est du pays est absorbé par l’immensité désertique de la Sibérie, son climat rigoureux et ses populations éparses. Mis à part Vladivostok, qui forme un point urbain au bord du Pacifique, la Russie est quasiment vide sur des distances énormes. Ces régions sont pourtant riches en ressources et si les ethnies locales sont rares, les industriels ne négligent pas la valeur des minerais et des gisements. Le développement d’infrastructures en Sibérie, Yakoutie, Tchita … serait à l’ordre du jour à Moscou mais reste synonyme de coûts accrus.
L’actuelle crise économique frappe la Russie comme le reste du monde. les principales places boursières moscovites (RTS et MICEX) peinent à se reveler de chutes parfois vertigineuses. A plusieurs reprises, les autorités furent obligées de suspendre les cotations pour éviter le pire. Que faut-il entendre par PIRE? L’effondrement total de la structure boursière russe entraînant avec elle tout un pan, si ce n’est la totalité, de l’économie nationale. Si le scénario reste peu vraissemblable, le système bancal des spéculateurs et des subprimes ont laissé entrevoir les effets d’un phénomène aux conséquences insoupçonnées.
Les enjeux de l’éventail de mesures qu’a laissé entrevoir le Premier ministre Poutine sont clairs : redresser une économie touchée de plein fouet par la crise mondiale, juguler une inflation galopante et relancer la croissance. Celle-ci, bien qu’ayant connu une courbe flatteuse pendant des années, fléchira dans les prochains mois. dans le même temps, la Fédération de Russie doit répondre à des impératifs qu’elle s’est fixée : améliorer les capacités et le potentiel de l’armée.

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Ce qu’on remarque surtout dans la photo de Poutine, choisie avec soin, c’est ses mains de pianiste, prêtes à interpréter un concerto de Rachmaninov, et la qualité impeccable de son nœud de cravate.
La chute vertigineuse des bourses est essentiellement due
au retrait des fonds spéculatifs étrangers, surtout américains. Elle a commencé dès aout, après la guerre en Ossètie, et des considérations politiques n’y sont peut-être pas étrangères.
Le rebond des indices sera d’autant plus spectaculaire.
Je ne vous connaissais pas cette poésie lorsqu’il s’agit d’évoquer la finesse des mains du Premier ministre russe
Moi je voyais surtout les serres d’un aigle pret a s’abattre sur sa proie !
Avec un baril de petrole 55 dollars (au lieu de 150 l’ete dernier), gageons que l’economie russe reviendra a des niveaux moins flamboyants et surtout esperons que ce fera reviser a la baisse les visees expansionnistes de M. Poutine.
[...] Selon Poutine, “la Russie doit agir activement sur les prix du pétrole” [...]