L’enquête sur l’accident du sous-marin nucléaire russe se poursuit

Ria Novosti rapporte que les enquêteurs poursuivent ce lundi les investigations concernant les circonstances du drame survenu samedi en mer du Japon. Le déclenchement du système anti incendies serait à l’origine du décès de 20 personnes à bord d’un bâtiment en cours de test près de Vladivostok.

“La réunion de coordination organisée à Bolchoï Kamen, dans le Primorié, a permis de tirer les premières conclusions officielles, celles de l’activation défaillante du système anti-incendie” utilisant du fréon, un gaz extrêmement toxique, a affirmé Ksenia Goussentsova, porte-parole de l’inspecteur fédéral pour le territoire du Primorié, interrogée par RIA Novosti. Le commandant en chef de la Marine, l’amiral Vladimir Vyssotski, le premier vice-ministre de la Défense, le général Alexandre Kalmykov, l’inspecteur fédéral pour le territoire du Primorié, Sergueï Lelioukhine, ainsi que des représentants du Parquet ont pris part à cette réunion.

Selon le comité officiel chargé de l’enquête, les 20 morts sont tous identifiés et les blessés seraient tous hors de danger. Cette même source affirme que l’on dénombrerait 17 civils et 3 millitaires tués par le fréon, un gaz mortel probablement libéré lors du déclenchement du système anti incendie. Une enquête judiciaire a été ouverte pour “violation des règles de navigation et d’exploitation d’un navire de guerre ayant provoqué par imprudence la mort d’une ou de plusieurs personnes et d’autres conséquences graves” (art. 352 du Code pénal russe).

Les investigations du comité doivent se poursuivre toute la semaine pour prendre fin dimanche.

2 réponses

  1. Comme on pouvait s’y attendre, c’est un lampiste qui trinque:

    “Un matelot est soupçonné d’avoir enclenché sans raison le système anti-incendie du sous-marin provoquant la mort de 20 personnes et faisant 21 blessés. Il fait l’objet d’une enquête judiciaire pour “homicide involontaire de deux personnes ou plus” en vertu de l’article 109-3 du Code pénal russe”, a fait savoir le porte-parole du Comité d’enquête, Vladimir Markine.

    Selon M. Markine, le matelot a déjà avoué sa faute et continue d’être interrogé par les enquêteurs. Il risque une peine maximale de sept ans de prison. (source: RIA-Novosti).

    C’est qu’il faut bien arriver a les vendre ces sous-marins nucleaires…..

  2. À Gilles :
    Pourriez-vous être plus clair ? Vendre des sous-marins nucléaires, à qui ? Y a-t-il eu des précédents ? Y a-t-il eu des désirs exprimés d’acheter des sous-marins russes, ou d’autres ?

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